jeudi 21 mai 2009

Et maintenant ?

Après un échec ou après une claque comme celle de dimanche passée, seul les imbéciles ne se remettraient pas en cause. Seuls les superficiels ne chercheraient pas à savoir ou à comprendre le pourquoi de l'échec. C'est la seule manière de rebondir et d'aller de l'avant.

Ainsi, j'ai passé pas mal de temps cette semaine à réfléchir sur le pourquoi du comment. Comment ai-je pu arriver à produire dimanche passé mon plus mauvais temps sur semi (et pas que d'un peu) ?

Quel constat faire ? D'abord je remarque que si j'avais produis le même temps que l'an dernier, je serai arrivé quasiment à la même place au classement qu'en 2008. Malgré l'augmentation du nombre de participants (1172), il n'y a pas eu de hausse de niveau significative. Et d'une manière ou d'une autre, ce n'est pas ma place à l'arrivée qui m'enkikine, c'est le temps produit !
Inutile de se cacher derrière son petit doigt, et de prétexter les "blessures" que je traine depuis un mois et demi, ou encore la chaleur de cette journée. Le problème n'est pas là, parce que la douleur n'était pas si vive que ça, et ne m'a pas empêcher de courir à proprement parler. Certes, c'était un petit handicap, surtout dans les phases de poussées, mais mon sentiment est que ce n'est pas que j'ai merdoyé. Et la chaleur en général ne me dérange pas, au contraire. Le Lecteur du Fond sait que j'aime me mettre le compte entre 13h et 16h en été. Alors quoi ?

Ce qui m'a turlupiné toute la semaine, c'est cette impression de ne plus avoir de jus, plus de niaque, pas de moyen de s'accrocher aux concurrents, ou au rythme que je m'étais fixé. Cette impression d'être à l'agonie, d'être une grosse larve.

Toute la semaine, j'ai essayé de chercher pourquoi j'en suis arrivé là, et depuis quand. Qu'est-ce qui a changé ?

En février-mars encore, j'étais au taquet. Les chronos sur mes 3 parcours-tests baissaient régulièrement. Le test "grandeur nature" sur semi me pointait à 1h33, soit 5 min. de mieux que l'an dernier sur le même parcours (et cette fois-ci sans ravito).
Puis, dès le début d'avril, je sentais que quelque chose avait changé. Chacune de mes longues sorties se finissaient plus difficillement, et avec un rythme de moins en moins satisfaisant. Alors qué pasa ????
Je ne vois pas 36 explications par rapport à ce qui a changé entre 2008 et 2009. Je ne vois que 2 causes plausibles :

D'abord, je n'ai eu aucune autre comptétition entre le semi 2008 et 2009. Pas la peine de sortir de la cuisse de Jupiter pour savoir que si on ne cultive pas cette opposition, ce besoin de se mettre en difficulté et de les surmonter, on n'arrive pas à grand chose de plus que de trainer dans son petit confort.
Il en va de même pour le second point : absence totale de fractionné cette année. Là pareil, comment est-ce que j'ai pu imaginer qu'en ne me mettant pas en difficulté pendant la préparation, je puisse le faire le jour J ? Après tout, l'intérêt est aussi là : se pousser à l'extrème régulièrement, et être capable d'enchaîner ces phases au sein de la même séance, et au cours de la même semaine. Le mental y trouve autant son compte que le physiologique. Or cette année, rien ! keud' !
Alors certes, je me suis mis minable plus qu'à mon tour, mais sur des efforts continus, où une fois sorti de la zone rouge, la séance est finie.
Avec un fractionné, déjà le rouge vire au cramoisi, et une fois terminée et enchaînée avec un moment de récup', cette phase de mise-minable reprend de plus belle. C'est là qu'il faut aller chercher au fond de soi. Donc l'impact n'a rien à voir entre les deux situations. Et on peut facilement imaginer que ce manque d'habitude, de sortage de tripes et d'abnégation se paie cash en compétition, quand on a la tronche dans le seau. Ca peut aussi expliquer cette difficulté à sortir de cette sensation de confort en courant, et ces cercles vicieux : "oulah ! ça va pas, je fatigue... qu'est-ce qui se passe ? J'suis mal !", alors qu'avec l'habitude de cotoyer ces difficultés, de les surmonter, de les enchaîner, on se retrouve en course à passer outre. On les surmonte, on en rigole, et on les oublie.

Voilà ce qui m'a manqué !
Alors prenez acte.

Je suis, frustré, vexé, humilié... et j'aime pas !
Ca va chier !

3 commentaires:

Did a dit…

Ah la la, j'aurai du insister pour te faire courir la course des pyramides. En plus tu aurais été grassement sponsorisé : un t-shirt IOcean pour le temps de la course !

Did a dit…

Et n'oublies pas que tu as RDV mercredi à 20h chez moi !
Et qu'il va falloir prendre les places pour le match de vendredi : Montpellier / Strasbourg qui va être décisif !

Gonzo a dit…

Yeeeeesss mon Dido13 !!

Je note la proposition de sponsoring. Ca tombe bien, j'ai 3 ou 4 courses en tête, histoire de se dé-frustrer !

Pour le match décisif, ce qui serait sympa c'est que les 2 montent, mais bon, au choix, c'est RCS d'abord !

Bonjour !

Ma photo
Santa-Luis, France
KDM & Kracking
also known as "La Teigne"

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