En attendant le résumé officiel tapé sur le clavier flambant neuf berthusoïdien, je vais vous livrer la bande annonce, et le concept de la course :
Plus 6000 participants, fleuron de la jeunesse européenne et d'ailleurs.
Comme à l'époque gréco-myceno-crétoise, et tels les défian... les défieu... les défril... les adversaires du Minotaure, les innocents concurrents venus de nombreuses nations à la quête du succès et de la gloire, sont lâchés par vagues successives dans les petites ruelles médiévales sombres du centre historique de Bâle.
Vers l'inconnu, vers le mystère.Alors que les cris de terreurs des coureurs des premières vagues redescendent jusqu'aux oreilles des valeureux concurrents suivants, seuls l'abnégation, le courage, la volonté et la fierté de tomber au combat pour sa nation permettent aux sportifs bien conscients des dangers de tenir.
Parce que oui, tenir, il va falloir.
Et quand enfin le starter leur donne le signal de départ, ce ne sont pas des agneaux qui partent à l'abattoir, mais bel et bien des Lions qui sont lâchés dans l'arène. Si !
Dès ce moment, tout s'enchaine, tout va très vite. L'obscurité des ruelles et les bruits non-identifiés vous glacent le sang bien plus facilement que la température avoisinant le zéro. La buée sortant de votre bouche au rythme accéléré de votre respiration ne fait que renforcer le brouillard ambiant, et accroitre la lugubrositade des vieilles ruelles escarpées. Les pavés sous vos pieds sont autant d'armes glissantes utilisées par les autochtones pour viser votre chute, et votre fin.
Car oui, Mesdames et Messieurs, ILS sont bien là, tapis dans l'ombre, tels La Bête, à entraver le moindre de vos mouvement, le moindre de vos pas. A tenter de vous stopper net au milieu de votre foulée, comme une porte que vous prendriez en pleine poire. Et alors là, s'en serait fini de vous...
Et si, tel un Thésée des temps atomiques, les Dieux sont avec vous, que par hasard plus que par chance, vous réussissez à regagner la lumière et le royaume des hommes, que vous sortez vainqueurs de ces 5 Km en enfer, alors il vous sera permis de regarder votre chrono, et d'oser exprimer un motif de satisfaction et de soulagement.
Bon, une fois sortis de là, la seule chose à faire, c'est d'aller se glisser un vin-chaud cannelle orange derrière la cravate...
on va quand même pas se laisser aller, hein !!!
4 commentaires:
Je me délecte de tes publications Eric!!!
Un vrai régal!!
A bientôt :)
Coucou Cathy ! Tu es un ange avec moi. Comme toujours !
Bizzzs
Ca doit saigner sévère !! Brrr !
C'est encore pire que ce que tu crois !
Et le pire c'est l'orgie d'après-course... là, le spectacle donné par les survivants fait peur...
A vivre.
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