Vous m'excuserez pour une fois un message un peu sérieux. Si, ça m'arrive.
A l'image de ce que certains d'entre nous ont vécu à la fin des années 1980', début des 90', comment ne pas être intéressé / scotché / pantois ? devant ce qui se passe dans le monde arabe depuis la fin de l'année 2010 ? Je ne pense pas que qui que ce soit l'ait vu venir.
Encore une fois, à l'image de l'effondrement du bloc de l'Est comme un château de cartes (toutes comparaisons gardées), on savait qu'un jour une poussée "démocratique" (j'ai mis des guillemets, parce que pour l'instant, on ne peut pas réellement juger) aurait lieu, mais de là à dire qu'elle se passerait maintenant et comme ça, il fallait vraiment s'y connaitre à mort ! et encore...
Mais là n'est pas mon propos. Pour une fois, vous ne m'en tiendrez pas rigueur, il est un peu plus "politique" (pas dans le sens droite/gauche, je te tape sur la couenne etc., non ! dans le sens visionnaire du terme). Et même s'il a pour origine une pique moisie entre nos politicards de tous bords non moins moisis, cette dite pique a eu l'avantage de me faire réfléchir un peu (c'est rare, profitons-en !!!) :
"On ne s'improvise pas diplomate". Voilà ce que l'on a pu entendre ces dernières heures sur les -rss et autres postcast d'infos tricolores. Propos remettant en cause la politique étrangère actuelle. Je ne rentre même pas dans le détail, parce que ce n'est pas mon sujet.
Mon sujet est le suivant : effectivement, on ne s'improvise pas diplomate ! Effectivement, la politique étrangère nécessite d'énormes connaissances, une capacité d'empathie politique vis à vis du monde hors de nos frontières, une capacité d'analyse et surtout de décentration que le commun des politicards moisis moyen de tout bord ne soupçonne même pas. On est à une échelle totalement différente. Il y a un côté visionnaire, philosophique, j'irais même jusqu'à humaniste de la politique internationale sine qua non à cette activité.
Oui M'sieur-Dame !
Je le dis, et je le pense. On ne retourne pas sa veste en fonction des éléments (pour rester dans le ton de KrackingOnLive, si à un moment donné, il faut dire "merde", eh bien on le dit ! et on s'y tient ! mais on ne fait pas le lêche-c** pour le profit).
Et là, me revient en mémoire mes nombreux a-priori et mes lectures (*) sur Talleyrand, que je prenais pour le plus grand faux-cul que la terre ait jamais porté. Et qui pourtant a été capable d'une vision exceptionnelle du monde politique européen. Certes, il est passé "aux affaires" avant la Révolution, sous le Directoire, sous l'Empire, puis sous la Restauration... Il n'a eu aucun scrupule à changer de régime (4 fois soit 5 régimes !). Du coup, en effet, il passe pour le "Diable Boiteux" retournant sa veste au gré du vent. Mais toi aussi, cher Lecteur du Fond, regarde d'un peu plus près !
Ok, le mode de gouvernance a changé. Mais jamais Talleyrand n'a abandonné sa vision de l'équilibre européen, du monde dans lequel il évoluait. Et quand sa vision n'était plus compatible avec le fait du Prince, il est parti, ou il a agit dans l'ombre pour faire en sorte que le Prince tombe, au profit d'une vision plus grande, celle de l'Europe, celle du monde.
Je ne chante pas ses louanges. Loin de là. Il traine sans doute une sale réputation de "merde dans un bas de soie" (Napoléon Bonaparte - 29 janvier 1809). Mais en prenant un peu de recul, si on l'avait écouté, de nombreuses guerres napoléoniennes n'auraient pas eu lieu, la succession des guerres de "revanche" (1870, 1914-18, etc.) n'auraient pas eu lieu, et le cours complet de l'histoire européenne et mondiale aurait peut-être été changé. Pourquoi ? Simplement parce que la politique étrangère, c'est l'écoute des autres, et l'équilibre. Et non le côté "j'impose ma vision à moi centrée sur moi-même".
On n'est pas seuls au monde ! Et on n'a encore moins la science infuse !
Là encore, on a beaucoup à apprendre. "Un peuple sans mémoire est un peuple qui marche dans les ténèbres". Je me foutais de le g** d'un de mes profs d'histoire qui disait ça. Pourtant, il avait parfaitement raison ! Mais pour ça, il faut qu'on puisse écouter les leçons du passé, et avoir les hommes (ou femmes) ayant des épaules suffisamment larges, et une grande vision du monde, pour que ça fonctionne !
Je ne vois ce quidam nulle part.
Mais ça c'est un autre débat.
Désolé de vous avoir pris le chou... mais il y a des fois, si je peux sortir mon nez de la bouze, ça me donne un peu d'air ;))
(*) notamment : "Talleyrand" de Georges Bordonove - 1999 Ed.Pygmalion
A l'image de ce que certains d'entre nous ont vécu à la fin des années 1980', début des 90', comment ne pas être intéressé / scotché / pantois ? devant ce qui se passe dans le monde arabe depuis la fin de l'année 2010 ? Je ne pense pas que qui que ce soit l'ait vu venir.
Encore une fois, à l'image de l'effondrement du bloc de l'Est comme un château de cartes (toutes comparaisons gardées), on savait qu'un jour une poussée "démocratique" (j'ai mis des guillemets, parce que pour l'instant, on ne peut pas réellement juger) aurait lieu, mais de là à dire qu'elle se passerait maintenant et comme ça, il fallait vraiment s'y connaitre à mort ! et encore...
Mais là n'est pas mon propos. Pour une fois, vous ne m'en tiendrez pas rigueur, il est un peu plus "politique" (pas dans le sens droite/gauche, je te tape sur la couenne etc., non ! dans le sens visionnaire du terme). Et même s'il a pour origine une pique moisie entre nos politicards de tous bords non moins moisis, cette dite pique a eu l'avantage de me faire réfléchir un peu (c'est rare, profitons-en !!!) :
"On ne s'improvise pas diplomate". Voilà ce que l'on a pu entendre ces dernières heures sur les -rss et autres postcast d'infos tricolores. Propos remettant en cause la politique étrangère actuelle. Je ne rentre même pas dans le détail, parce que ce n'est pas mon sujet.
Mon sujet est le suivant : effectivement, on ne s'improvise pas diplomate ! Effectivement, la politique étrangère nécessite d'énormes connaissances, une capacité d'empathie politique vis à vis du monde hors de nos frontières, une capacité d'analyse et surtout de décentration que le commun des politicards moisis moyen de tout bord ne soupçonne même pas. On est à une échelle totalement différente. Il y a un côté visionnaire, philosophique, j'irais même jusqu'à humaniste de la politique internationale sine qua non à cette activité.
Oui M'sieur-Dame !
Je le dis, et je le pense. On ne retourne pas sa veste en fonction des éléments (pour rester dans le ton de KrackingOnLive, si à un moment donné, il faut dire "merde", eh bien on le dit ! et on s'y tient ! mais on ne fait pas le lêche-c** pour le profit).
Et là, me revient en mémoire mes nombreux a-priori et mes lectures (*) sur Talleyrand, que je prenais pour le plus grand faux-cul que la terre ait jamais porté. Et qui pourtant a été capable d'une vision exceptionnelle du monde politique européen. Certes, il est passé "aux affaires" avant la Révolution, sous le Directoire, sous l'Empire, puis sous la Restauration... Il n'a eu aucun scrupule à changer de régime (4 fois soit 5 régimes !). Du coup, en effet, il passe pour le "Diable Boiteux" retournant sa veste au gré du vent. Mais toi aussi, cher Lecteur du Fond, regarde d'un peu plus près !Ok, le mode de gouvernance a changé. Mais jamais Talleyrand n'a abandonné sa vision de l'équilibre européen, du monde dans lequel il évoluait. Et quand sa vision n'était plus compatible avec le fait du Prince, il est parti, ou il a agit dans l'ombre pour faire en sorte que le Prince tombe, au profit d'une vision plus grande, celle de l'Europe, celle du monde.
Je ne chante pas ses louanges. Loin de là. Il traine sans doute une sale réputation de "merde dans un bas de soie" (Napoléon Bonaparte - 29 janvier 1809). Mais en prenant un peu de recul, si on l'avait écouté, de nombreuses guerres napoléoniennes n'auraient pas eu lieu, la succession des guerres de "revanche" (1870, 1914-18, etc.) n'auraient pas eu lieu, et le cours complet de l'histoire européenne et mondiale aurait peut-être été changé. Pourquoi ? Simplement parce que la politique étrangère, c'est l'écoute des autres, et l'équilibre. Et non le côté "j'impose ma vision à moi centrée sur moi-même".
On n'est pas seuls au monde ! Et on n'a encore moins la science infuse !
Là encore, on a beaucoup à apprendre. "Un peuple sans mémoire est un peuple qui marche dans les ténèbres". Je me foutais de le g** d'un de mes profs d'histoire qui disait ça. Pourtant, il avait parfaitement raison ! Mais pour ça, il faut qu'on puisse écouter les leçons du passé, et avoir les hommes (ou femmes) ayant des épaules suffisamment larges, et une grande vision du monde, pour que ça fonctionne !
Je ne vois ce quidam nulle part.
Mais ça c'est un autre débat.
Désolé de vous avoir pris le chou... mais il y a des fois, si je peux sortir mon nez de la bouze, ça me donne un peu d'air ;))
(*) notamment : "Talleyrand" de Georges Bordonove - 1999 Ed.Pygmalion
2 commentaires:
Trop fort mon Loulou.... FAN!!!!
Tu me flattes, mon Poto !!
Juste une petite soirée en verve, où les mots coulaient tout seuls...
Mais ne vous inquiétez pas, je reprends mon ton habituel et mes sujets superficiels très vite, hein !!!
Enregistrer un commentaire